Salut Bertrand, c’est ta deuxième interview, donc normalement beaucoup te connaissent… Alors peux-tu me présenter ?

Bonjour, je vais donc vous présenter mon interviewer et ami Nicolas Desguardins, il est le premier à avoir importer des tricks de débile du bout du monde, qui se résumait à l’époque au double s-bend en Wake et un shove-it en wakeskate. Ça c’était en l’an 2000, aujourd’hui, ce sont les tricks qui ont changé bien évidemment, mais c’est surtout le personnage qui à changé : 7 ans de plus, 20 kilos en plus, un téléski de rêve, une femme qui supporte ses gargarismes et crasha et en plus gentille et mignonne, à part tout ça, il n’a pas changé, il est resté Kanar.

Et toi, tu fais quoi dans ta vie ?

Moi, dans la vie, j’essaye de ne pas écouter mes pulsions pour rester sagement en BTS communication des entreprises, je passe en 2ème année et je vais essayer de l’avoir. Ensuite, comme je trouve Raynald Tanny très sexy quand il est les pieds dans l’eau avec son gros objectif sur l’épaule, j’aimerais bien ensuite faire une année ou deux dans une école de photo.

Tu tournes autour d’un câble depuis plus de dix ans, t’as calculé le nombre de kilomètres ?

D’après mes calculs, sachant que le tour de câble fait en moyenne 1km si on compte les virages, qu’on fait 1 tour par minute, qu’on ride en moyenne 1 heure par jour à l’année, depuis 10 ans (1 x 60 x 365 x 10) ça fais à peu de chose près 220.000 Km attaché comme un con à une corde à glisser sur l’eau. Je pense qu’on aime ça non ?

Alors racontes nous tout ce qu’il c’est passé durant tous ces kilomètres ?

Ces kilomètres comme tu dit représente ma vie sur dix ans puisqu’elle ne tourne qu’autour de ça, je profitai l’été et je survivais l’hiver. J’ai donc appris quantité de choses, en Wake et ailleurs aussi. J’ai vécu de très bons moments : sur l’eau, pendant les 500.000 autres Km parcourus en voiture, avion, train, avec les potes, et aussi pendant les 5.256.000 minutes de chill out à Toulouse ou ailleurs.

Entre le wakeboard, le wakeskate et la pêche, tu es sûrement le rider câble le plus polyvalent en Europe, c’est quoi ton secret, la muscu ?

En fait, j’ai choisi cette interview pour sortir de mon placard :
Je l’ai longtemps caché mais (on peut dire on puisque tu es complice kanar), M. Nicolas Desguardins a été mon team manager et me détourna de la kétamine, amphétamine, et autres anabolisants qui pendant dix ans m’ont fait gonfler.Mon idole a l’époque, quand Nick Davies n'était pas né, c’était hulk, On à arrêté quand kanar c’est rendu compte qu’il y avait des gélules de mauvaise qualité puisque la présence d’hormone féminine à fais réduire la taille de son sexe, et que son ventre était devenu gros et tout dur…
C’est moche et j’en suis peu fier.

Donc si ce n’est pas la muscu, avoue que c’est l’aquagym ! Le Powerball ?

Le wakeboard et surtout le wakeskate en cable sont les sports les plus ingrats quand tu veux progresser plus vite que la musique, tu ride, mais surtout tu nage…
Depuis dix, entre le ski nautique qui était très physique, et les heures de wake, j’ai développé une carrure de nageuse de la RDA.

Arrêtons de parler de ton physique d’athlète. Tu rides le plus souvent à Toulouse, parle de ton spot ?

On peut dire que Toulouse c’est mon spot, j’ai visité chaque Cm2 de lac et pelouse depuis 10 ans, j’y ai appris mes premiers tours en kneeboard, mes premiers railey.
Avec Léo Labadens et Alexis Boil on est les seuls rescapés de l’ancienne époque, maintenant il y a le TNS. Je ne dirai pas que c’est bien, non non ne comptez pas sur moi pour utiliser un mot aussi faible, le TNS ça défonse. Même si le câble demande de grandir de deux mètres de haut et de tourner dans l’autre sens tout va bien.
Il y a une bonne équipe en staff et de gars qui viennent rider et chiller. Il y a beaucoup de wakeskateurs avec un bon niveau, en wake on essai avec Damien de motiver les troupes et ça commence à marcher un peu. On ride tous ensemble, on tombe ensemble, on mange, on fait la fête ensemble…Il y a, je pense des personnes dont la gentillesse mérite le respect, la palme d’or va à M. David Alègre, même si il est incapable de faire des s-bend…

Et sinon, c’est quoi les autres spots que tu affectionnes dans le reste du monde ?

Du plus près au plus loin :
Rouffiac, j’ai des liens énormes en commun avec toi kanar et Alex Desbuissons, pour tous ce que j’y ai appris en wake et dans la vie, Moncontour / Bourg-en-Bresse pour la perfection et l’accueil, CWC pour le cadre, les modules, les rencontres, le niveau de dingue…

Tu ne te considères pas vraiment comme un pro rider, alors c’est juste ton hobbie ?

Tout à fait, par définition, un pro rider est un professionnel, qui vis de sa profession et qui fait ça comme un pro. Je n’en suis donc pas un.
J’adore rider, j’adore mes potes, j’adore le cadre donc j’essaye d’en profiter le plus possible.

Elle se situe ou pour toi la différence ?

Les sous.

Malgré ton jeune age, tu fais partie des anciens, explique nous comment tout a commencé pour toi ?

En 1999 ou 2000, le club de ski nautique de Toulouse a fermé, j’avais alors rencontré M. Kanar et Alex en compète de ski nautique aussi. J’ai ouï dire un été que kanar pilotait a rouffiac. J’y suis allé une fois, et comme on dit : Rouffiac un jour, Rouffiac toujours. J’ai passé les plus grands moments de ma vie pendant 3 ans avec des gens qui comptent beaucoup pour moi. J’y ai tout appris. Depuis je n’ai pas arrêté et l’évolution du sport fait aujourd’hui parfois verser quelques larmes aux anciens.

Donc tu’es comme Obelix, tu es tombé dedans quand tu’étais petit !

J’y suis tombé dedans et j’y ai bu la tasse.

Tu rencontres tous les jours des riders différents et de tous horizons, lesquels t’inspirent le plus ?

Bien évidemment les meilleurs. Nick est fou, il vient de la planète perfect technic style and creativity wakeboard. Je pense qu’il est le seul exemple à suivre en câble.
En jibb Kevin enshaw.

Ok, cool... Donc Alex et moi, t’en n’a plus rien à foutre quoi… Dire que l’on t’a recueilli dans une poubelle à Sesquières… Plus de respect ces jeunes…

Toi et Alex, plus rien à foutre ? Jamais
Je ne serais jamais assez reconnaissant de ce que vous m’avez fait vivre et ce que vous me ferez vivre encore.

Pour en venir au fait que tu as été élu à l’unanimité « Rider Unleashed » de l’année 2007 par les riders Pros présent au boardstock, ne penses-tu pas avoir volé le titre à Peyrichou ?

Lolo a fait de la merde en début de saison. Après j’ai la chance d’avoir appris et aimé le wake et le wakeskate en même temps ce qui me permet d’être polyvalent. En plus je jouait à domicile.

Avec ton collègue Léo Labadens, vous avez mis une pilée en wakeskate à tout le monde au Boardstock, c’est une manière de marquer votre territoire et juste pour faire les malins ?

Il y a entre Léo et moi une énorme émulation, quand on ride ensemble on joue à qui mieux mieux.
Donc au boardstock c’était la même et on a fumé chase.
J’adore rider avec Léo, on met milles tricks de dingue, parfois sans faire exprès, en plus on a chacun des tricks differents et c’est très inspirant.

Et faire deux en wakeboard après juste cinq minute de break entre les runs, c’est pour impressionner la galerie ou tu as vraiment pris un niveau de bâtard ?

Le boardstock est pour moi le week end le plus fatigant de l’année.
Entre les chouilles est les 5 disciplines de ride c’est fou, j’enchaîne tout le temps. En début de saison j’étais en forme donc c’était bien cool. J’ai toujours fais de la merde en wake au boardstock donc cette année j’ai voulu tout assuré. J’y suis allé à la cool et tout c’est très bien passé.

Premier au Wake’n’Beach, premier au FISE, premier au boardstock en wakeskate et deux en wake… Ça fait combien d’argent de poche ?

Je vais être franc pour essayer de motiver les jeunes même si certains trouveront ça prétentieux :

4.300 euros, un téléphone portable et une Dirtbike 140 cm3 = c’est le plus bel été de ma vie

Pourquoi tu ne plaques pas tout pour essayer d’en vivre ?

Si n’il y avait que des mois de mai dans l’année je serais riche mais ce n’est qu’une fois par an.
Je n’ai pas envie d’être en galère plus tard donc j’essaye de m’assurer mon futur grâce aux études. Le wakeboard n’est pas assez lucratif en France et je n’ai pas envi de quitter mes proches pour aller en Amérique donc je vais continuer de rider pour le plaisir en espérant que ça dure.

J’ai ouï dire que vous avez un Crew avec d’autre riders, peux-tu nos en parler ?

Avec quelques riders old school on a monté une association nommée RISING WAKEBOARD CREW qui vise à développer le sport en s’en mettant plein les fouilles. Non, on essaye de récupérer un peu d’argent pour acheter des caméras perdues 1 mois plus tard, de se défrayer sur des compète, de communiquer par des évents ou vidéos… On est reconnaissable grâce à une touche orange sur le casque.

Tu as fait ton premier wake trip cet hiver aux Philippines, parles nous en ?

C’était le plus beau voyage ma vie.
Un groupe de pote qui défonse, un cadre de rêve avec un câble parfait, des modules parfait, le niveau égal a un training de Mondial, des gens trop gentils avec un pork BBQ à 10 balles et LE SOLEIL. C’est trop bien de rider l’hiver, c’était la première fois. La seule emmerde c’est les courbatures et les cloques aux mains.J’n’ai pas vraiment appris de tricks, moins qu’en une demi-journée à bourg en Bresse, mais j’ai trop apprécié d’aller rider quand tu veux, avec Interburger et autre très bon rider.
On a exporté la réputation des frenchies aux philippines et je pense qu’ils ne nous oublieront pas.

Le câble aux Philippines fait partie des plus beaux wakepark au monde. Et le mien, tu en penses quoi ?

Mais oui Kanard il est beau ton câble. J’avoue c’est mortel, le plus beau d’Europe. Les modules sont parfaits, le câble et le cadre aussi, bonne ambiance. Il manque juste des douches et un camping, sinon c’est parfait.

À part Philippe Sirech, l’idole des jeunes en France, c’est qui tes idoles ?

L’idole des jeunes c’est toi Kanar, tu es la mascotte du wakeboard français puisque tu en as toutes les qualités :
Souvent un animal dodu, qui a les joues bien garnies et qu’on voit partout.

Bon, la question qui tue, qui te soutient ? Ou plutôt qui te supporte ?

Des gens qui me supportent et qui sont donc courageux il y en a pas mal.
J’ai en premier ma famille puis ma petite femme. Ensuite j’ai mes sponsors qui me soutiennent matériellement :
Hyperlite pour les boards
Soöruz pour la wear et le néoprène
Nike 6.0 en pompe
Pull-in pour les caleçons les plus fashion du monde

En tant que Team Manager Sooruz, je t’annonce que tu vas avoir ton pro-modèle de boardshort, ça te fait pas mal aux couilles ça ?!

J’espère que le boardshort, lui, ne fera pas mal aux couilles.
Ca me ferait trop plaisir d’avoir un pro model puisque c’est le rêve de tout le monde, je pourrai me la petter auprès de mes gosses quand j’en aurai. J’aurai un peu marqué une époque wakeboardistique. Comme lolo qui va se la peter en disant à ses gosses «, ‘ j’ai été champion du monde de wakeboard »
C’est dur de savoir quoi faire comme design. Je vais me casser la tête un bon bout de temps.

Quels sont tes objectifs pour les années à venir ?

Le mieux que je peux ira très bien. Je n’attends rien, juste de pouvoir profiter autant que ce que je le fais aujourd’hui.

Des projets de DVD ?

On a tourné pour un DVD de snow « Freesteal » ou l’on a initié les riders aux wakeboard. J’aimerais aussi essayer de se confectionner un petit DVD avec le RISING CREW pour 2008 Le plus sera le mieux

Et ton stage chez Unleashed, ça se passe bien ?

Très bien. J’ai la chance de partager les journées de travail de TR et PS, tout ça a but éducatif ce n’est pas beau ça ?

Bon allez, tu as déjà trop parlé, je pense que tu as des gens à remercier ?

Ce serait quand même osé si un jour un mec remercié personne, ça c’est trash, mais je pense que seul un rider du barcateam pourrait faire ça donc je remercie :

Ma famille, ma copine, mes amis qui se reconnaîtront puisqu’un jour, j’ai dû leur dire un truck comme « tu défonse » ou alors j’aurai versé une larme de joie sur leur épaule en soirée. Merci a mes sponsors et particulièrement Soöruz pour le voyage aux Philippines. Merci au TNS, au Barca Team aussi pour le wake’n’roll. Vive l’entente avec le WKD. Unleashed mag of course.

Dernière question primordiale pour cette interview quelle est la pire torture que tu aimerais faire subir à quelqu’un ?

Ca, j’y ai pensé plus d’une fois et j’en suis arriver à cette conclusion :
si un jour, je devais torturer mon pire ennemi, je luis calerai des tiques dans le trou d’balle et je lui décalotterai un doigt pas heure pour finir par son sexe, ensuite je le laisserai dans un bain de gros sel jusqu'à ce qu’il ait envie d’aller au toilette, ce qui lui arracherait les tiques, ensuite je pense que je le laisserai dans une pièce avec des porcs. Voilà, c’est soft.

À non, c’est pas la dernière, Dindin vient d’arriver et il a une question à te poser :
Comment fais-tu pour plaquer avec autant de facilité un trick que tu as en tête ? Donne ta solution !

Ben il faut d’abord savoir si ta tête imagine des choses faisables, ensuite il faut réfléchir au meilleur moyen de le faire, et ensuite essayer. Au pire ça rentre.